STOP EPR
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François Bayrou

“Nous ne pouvons nous priver du nucléaire. Nous devons poursuivre la réflexion sur l’EPR, pour être certains que la mise en place de ce nouveau réacteur est la bonne solution technologique.” “Les conditions du débat public sur l’EPR n’ont pas été satisfaisantes”, écrit-il.

Sommaire :

1. Article de l’AFP - Changé (Mayenne), 11 avril 2007

2. Extrait paru dans Le Figaro du 28 mars 2007

3. Extrait paru dans Le Figaro du 18 mars 2007.

4. Extrait paru dans Libération du 16 mars 2007.

5. Réponse de l’équipe de campagne de F. Bayrou à un membre du Réseau Sortir du nucléaire (mars 2007)

6. François Bayrou favorable au maintien du nucléaire (Reuters 07/03/07)

7. Bayrou souhaite que la réflexion sur l’EPR soit prolongée (AP 01/03/2007)

8. La réponse de François Bayrou aux questions posées par le Réseau "Sortir du nucléaire" (28 novembre 2006 )


1. Agence France Presse - Changé (Mayenne), 11 avril 2007

François Bayrou a jugé mercredi "totalement anti-démocratique" le décret autorisant la construction du réacteur nucléaire EPR de Flamanville (Manche), publié au Journal Officiel, se déclarant favorable à une suspension de la décision pour avoir "un vrai débat". "C’est totalement anti-démocratique que 12 jours avant une élection, en douce, en catimini, on prenne des décisions de cette importance, sans que le véritable débat ait eu lieu", a déclaré devant la presse le candidat UDF à la présidentielle, lors d’un déplacement en Mayenne. "Il faudrait suspendre cette décision, de manière à ce qu’on ait un vrai débat", a-t-il ajouté, dénonçant un décret pris "à la va-vite, alors que le gouvernement s’en va". Quelques manifestants anti-EPR, portant des banderoles où l’on pouvait lire "Pour des alternatives au nucléaire" et "Stop au réacteur EPR", s’étaient rassemblés à proximité de la salle de Changé (Mayenne), où M. Bayrou a rencontré quelque 300 sympathisants avant de s’exprimer devant la presse.


2. Le Figaro du 28 mars 2007

Entretien avec François Bayrou :

Êtes-vous favorable au projet EPR, le réacteur nucléaire de troisième génération ?

"Le débat n’a pas eu lieu comme il aurait dû. Cela mérite qu’on regarde si l’EPR est un vrai progrès ou pas. Il faudra conduire le débat à son terme sans tarder."


3. Le Figaro du 18 mars 2007 :

Le leader centriste préconise un « maintien maitrisé et transparent du nucléaire civil ». La transparence est aussi son maître-mot sur le dossier des nouveaux réacteurs. « Les conditions du débat public sur l’EPR n’ont pas été satisfaisantes », écrit-il.


4. Libération du 16 mars 2007 :

« Si nous voulons atteindre les objectifs de réduction de gaz à effet de serre, nous ne pouvons nous priver du nucléaire. Mais nous devons poursuivre la réflexion sur l’EPR, pour être certains que la mise en place de ce nouveau réacteur est la bonne solution technologique. Je considère par ailleurs qu’il doit y avoir un rééquilibrage des dépenses de recherche au profit des énergies renouvelables. »


5. Réponse de l’équipe de campagne de F. Bayrou à un membre du Réseau Sortir du nucléaire (mars 2007) :

Merci cher Monsieur, d’avoir pris la peine d’écrire à François Bayrou pour connaître sa position au sujet du projet de réacteur nucléaire EPR.

François Bayrou a déclaré que les conditions du débat public sur l’EPR n’ont pas été satisfaisantes, puisque la loi d’orientation sur l’énergie avait déjà entériné le choix industriel de l’EPR avant la mise en place de la commission nationale du débat public sur cette question. C’est pourquoi il demande la poursuite de la réflexion sur ce projet afin d’être sûr que la décision prise sera la bonne. En attendant, il n’est pas d’accord pour que la décision de mettre en oeuvre ce projet soit prise en catimini.

Plus généralement, François Bayrou estime indispensable de modifier en profondeur notre mix énergétique, pour diminuer la part du nucléaire et accroître le poids des énergies renouvelables. Cela ne peut se faire sans fixer des objectifs contraignants, car c’est l’ensemble de notre politique énergétique qu’il faut revoir. C’est pourquoi François Bayrou se félicite que les chefs d’Etat aient fixé un objectif contraignant de 20% d’énergies renouvelables dans la consommation européenne d’ici 2020 lors du sommet de Bruxelles du 10 mars. Enfin, il veut mettre en œuvre un plan national d’économies d’énergie ambitieux, qui impliquera tous les acteurs, citoyens, administration et entreprises.

Bien cordialement,
Violaine
L’équipe de campagne de François Bayrou


6. Reuters 07.03.07

François Bayrou favorable au maintien du nucléaire

PARIS (Reuters) - François Bayrou est "favorable au maintien du nucléaire" mais souhaite améliorer la transparence en matière de sécurité.

"On a la chance d’avoir un réseau de production d’électricité, non polluant du point de vue des gaz à effet de serre, même s’il reste à traiter la question des déchets", explique le candidat centriste à l’élection présidentielle dans un entretien à paraître jeudi dans La Tribune.

"Pour nombre de physiciens que j’ai rencontrés, le retraitement efficace des déchets sera possible d’ici quelques décennies, ce qui résoudra le problème du stockage. Mais j’améliorerai la transparence sur les questions de sécurité", ajoute le président de l’UDF, qui a signé la Charte écologique de Nicolas Hulot.

François Bayrou considère par ailleurs "comme une mission de premier plan du nouveau président de la République de défendre devant les instances internationales une action stratégique sur le climat".


7. Associated Press - 01.03.2007

Nucléaire : Bayrou souhaite que la réflexion sur l’EPR soit prolongée

En déplacement à Caen (Calvados) jeudi après-midi, François Bayrou s’est prononcé sur la prolongation de la "réflexion sur l’EPR (Réacteur pressurisé européen, NDLR) pour être sûr que c’est la bonne décision que l’on va prendre".

Le candidat de l’UDF à l’élection présidentielle a déploré qu’il n’y ait pas eu de véritable débat concernant ce nouveau réacteur nucléaire dont les travaux ont déjà commencé à Flamanville (Manche).

AP


8. Réponses de F. Bayrou au Réseau Sortir du nucléaire (novembre 2006) :

Question 1 : quelle est votre position sur le réacteur nucléaire EPR ?

La grande menace prévisible du 21ème siècle, c’est celle du changement climatique. Tous les scientifiques s’accordent maintenant pour dire que nous allons subir d’ici à la fin du siècle une hausse des températures comprise entre 1,8 et 5,8 degrés. 1,8 degrés, c’est la différence de température entre le climat actuel et les dernières glaciations… Il s’agit bien d’un danger majeur pour l’espèce humaine. La responsabilité principale en incombe au développement sans frein de la consommation d’énergie -et notamment d’énergie fossile- dans les activités humaines.

Les responsables politiques doivent donc assumer des priorités. Et l’urgence, c’est l’objectif de Kyoto de réduire les émissions de dioxyde de carbone de 5,2% d’ici 2012, et de passer à 21 % d’énergies renouvelables en 2020.

Il y a plusieurs moyens pour y parvenir. Promouvoir enfin et drastiquement les économies d’énergie. C’est pourquoi j’ai récemment proposé de mettre en place un plan de longue durée - deux décennies - de renchérissement des carburants, par une taxe sur le carbone, avec une annonce trois ans à l’avance pour permettre aux différents acteurs de s’adapter. Il faut par ailleurs doubler le budget de la recherche en 10 ans pour développer notamment la recherche et l’innovation dans le domaine des énergies renouvelables. Nous devons aussi faciliter les bioénergies par une politique fiscale appropriée. En Allemagne, le diesel vert est 30% moins cher que le diesel pétrole. Enfin, il est temps de promouvoir un modèle de croissance sobre, fondé sur le recyclage plutôt que sur le déchet, sur l’élévation des normes écologiques (dans l’habitat notamment), sur un urbanisme équilibré…

Mais actuellement, et à moyen terme, nous ne remplirons pas nos engagements concernant la réduction de gaz à effet de serre sans le nucléaire. Je ne suis pas favorable à un modèle fondé sur le tout-nucléaire. Le nucléaire ne doit être qu’une énergie parmi d’autre, et c’est pourquoi je propose un modèle de croissance sobre. Mais nous devons accompagner les efforts de recherche en faveur d’un nucléaire sûr, et qui produise moins de déchets.

Enfin, je voudrais vous dire qu’il est temps que la filière nucléaire soit transparente. Les conditions du débat public sur l’EPR n’ont pas été satisfaisantes, puisque la loi d’orientation sur l’énergie avait déjà entériné le choix industriel de l’EPR, avant la mise en place de la commission nationale du débat public sur cette question.

La transparence, c’est par exemple la publication des rapports, la possibilité de saisine directe de l’instance de sécurité nucléaire par les associations, avec obligation de réponse. C’est la condition d’un débat serein, qui puisse éclairer des choix politiques fondamentaux.

Question 2 : quelle position sur l’enfouissement des déchets radioactifs ?

Chacun sait que le principal problème lié à l’énergie nucléaire tient à la production de déchets dangereux, d’une durée de vie pouvant atteindre des milliers d’années. La gestion de ces déchets est coûteuse et sensible. Nous ne pouvons léguer un tel fardeau aux générations futures. Deux principes doivent donc être respectés.

Le premier est celui de réduction des déchets à la source. Il est de bon sens de rappeler que lorsque le nucléaire ne constituera plus la seule mais l’une de nos sources d’énergie, nous produirons également moins de déchets radioactifs. Les besoins de stockage seront alors moindres.

Le second principe est celui de réversibilité du stockage des déchets que le gouvernement actuel a tenté de supprimer grâce à une ordonnance bien mal nommée de « simplification du droit ». De ce point de vue, le stockage souterrain, sur le site de Bure, pose problème. Les citoyens n’ont pas aujourd’hui la garantie que les colis entreposés dans la roche pourront être extraits et recyclés lorsque l’évolution des techniques le permettra. Ils peuvent en revanche constater que la loi qui a consacré l’option du stockage souterrain a été votée à la va-vite au Parlement alors que la représentation nationale avait le droit et le devoir de débattre sereinement de ce sujet si complexe.

Je crois par conséquent, que la réduction du volume des déchets produits, l’encouragement de la recherche sur le recyclage et, faute de mieux, le stockage en surface demeurent les options les plus raisonnables, en l’état actuel des connaissances scientifiques.





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