STOP EPR
Français  English  Deutsch  Espanol

   Italiano  Dutch
 
Accueil du site > Français > Archives > Dossier de presse

Soutenez-nous !

Faites un don en ligne
(paiement sécurisé par carte bancaire)


Dossier de presse



- Communiqué général
- Positions des candidats à la présidentielle
- Alternatives à l’EPR / Emplois
- Les tares du réacteur EPR
- Crash suicide, secret défense et DST
- Contexte mondial

- Télécharger ce dossier de presse (832 ko) :

RTF - 831.3 ko

Contact presse :
Stéphane Lhomme - 06.64.100.333

Communiqué général

Samedi 17 mars 2007 – 14h Cinq grandes manifestations contre la construction du réacteur nucléaire EPR à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse

Après avoir rassemblé 30 000 personnes le 15 avril dernier à Cherbourg ,le Collectif Stop-EPR entend accroître encore la mobilisation populaire le 17 mars 2007, avec cinq manifestations simultanées organisées à Rennes, Lille, Strasbourg, Lyon et Toulouse.

Les antinucléaires sont rejoints par de très nombreux de citoyens qui, sans forcément avoir de position arrêtée sur le nucléaire, reconnaissent que le projet EPR est parfaitement injustifié, de même que les centaines de kilomètres de lignes THT (Très haute tension) associées qui défigureraient inévitablement une l’ouest de la France.

De plus, l’Eurobaromètre (grand sondage dans les 27 pays de l’Union européenne) publié début 2007 montre que 61% des européens (et 59% des français) veulent une diminution de la part du nucléaire dans la production d’électricité.

Par ailleurs, l’EPR est un réacteur dangereux et inutile :

- dangereux : conçu au début des années 90, l’EPR est comparable aux réacteurs construits depuis les années 50. Ainsi, contrairement aux allégations d’EDF et d’Areva, l’EPR n’est pas conçu pour résister à un crash suicide (cela est démontré par un document "confidentiel défense" rendu public par le Réseau "Sortir du nucléaire").

- inutile : même du point de vue pro-nucléaire, la construction de l’EPR est totalement injustifiée. La France est généralement en surcapacité électrique (10 réacteurs fonctionnent pour l’exportation… à perte), et ponctuellement en pénurie (du fait des millions de chauffages électriques installés par EDF), lors des pointes de consommation… qui ne peuvent être couvertes par le nucléaire.

Enfin, le seul EPR en construction, en Finlande, rencontre de très graves difficultés (2 à 3 ans de retard, des malfaçons certainement rédhibitoires, et plus d’un milliard d’euros de pertes). Faut-il vraiment renouveler en France un tel désastre ?

En investissant dans les plans d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables les 3,3 milliards d’euros prévus pour l’EPR, il est possible de créer 15 fois plus d’emplois pour un résultat énergétique deux fois meilleur. (Cf Etude "Un courant alternatif pour le grand-ouest", avril 2006).

A un mois du premier tour de l’élection présidentielle, les manifestations du 17 mars seront l’occasion d’imposer la volonté citoyenne pour empêcher la construction de l’EPR et de promouvoir des choix énergétiques respectueux de l’environnement et de la démocratie.

Positions des principaux candidats à l’élection présidentielle

1) Olivier Besancenot, José Bové et Dominique Voynet

Etant membres du Réseau "Sortir du nucléaire", ces trois candidats sont à fortiori contre la construction du réacteur EPR. Leur position est donc parfaitement compatible avec les revendications du Collectif Stop-EPR

2) François Bayrou et Ségolène Royal

Ces deux candidats ont reconnu le caractère antidémocratique du "débat public" qui a eu lieu… après que les parlementaires aient voté la construction de l’EPR. Pour autant, ils n’ont donné aucune garantie concernant une éventuelle remise en cause de la construction de l’EPR. En l’état actuel de leurs déclarations, et sous réserves de véritables précisions, ils doivent être classés dans la catégorie des "pro-EPR".

3) Les autres

M.Sarkozy, M. Le Pen et Mme Buffet réclament la construction de l’EPR. Mme Laguiller ne remet pas en cause le projet de construction de l’EPR.

Conclusion

A ce jour, seuls Olivier Besancenot, José Bové et Dominique Voynet ne sont pas visés par la campagne d’engagement à ne pas voter pour un-e candidat-e "pro-EPR".

600 000 cartes postales : "Je m’engage à ne pas voter pour un candidat "pro-EPR"

En plus des manifestations du 17 mars, les citoyens peuvent peser sur les positions des candidats grâce à une campagne de cartes postales éditées par le Collectif Stop-EPR. L’engagement est clair : "En aucun cas je ne donnerai ma voix à un candidat qui ne se prononcerait pas clairement pour l’abandon de l’EPR" Pas moins de 600 000 cartes ont été éditées et sont envoyées aux principaux candidats…

Alternatives à l’EPR / Emplois

Avec les 3,3 milliards d’euros prévus pour le réacteur nucléaire EPR, il est possible d’économiser et produire deux fois plus d’électricité… tout en créant 15 fois plus d’emplois !

Un courant alternatif pour le Grand Ouest Etude sur les alternatives au réacteur EPR

La décision de construire un réacteur EPR prépare la relance du nucléaire sans qu’aucune alternative n’ait jamais été sérieusement envisagée. Et si l’on se donnait les moyens de soutenir le développement d’autres formes d’énergie ?

Le Réseau "Sortir du nucléaire" a chargé les experts du bureau d’étude "Les 7 Vents du Cotentin" de se pencher sur cette question.

Les résultats de leur étude montrent clairement qu’une alternative est possible. Avec 3 milliards d’euros, au lieu de construire un EPR, on pourrait pourvoir aux mêmes besoins énergétiques, développer des sources d’énergie locales, respectueuses de l’environnement, et créer des emplois au moins 15 fois plus nombreux et bien mieux répartis sur le territoire.

Cette alternative, par le biais de propositions concrètes, incite chaque personne, chaque collectivité territoriale à devenir un acteur d’une politique énergétique réellement au service de l’intérêt général.

L’EPR présente les mêmes tares que les réacteurs nucléaires actuels

S’il est construit, le réacteur nucléaire EPR présentera les mêmes tares que les réacteurs nucléaires actuels :

- risques de catastrophes nucléaires L’EPR est un réacteur tout à fait comparable aux réacteurs actuels. Par exemple, il nécessite des systèmes de refroidissement alimentés en permanence en électricité. Une défaillance de ces systèmes, ou de leur alimentation, peut entraîner la fusion du combustible nucléaire et aboutir à une catastrophe comme celle de Tchernobyl.

- production de déchets radioactifs Areva et EDF prétendent que l’EPR produirait "15% de déchets nucléaires en moins" par rapport à un réacteur actuel (à production comparable). Mais ces déchets seront encore plus radioactifs et, de toute façon, ils dureront des centaines de milliers d’années et seront légués aux générations futures. La production de déchets radioactifs par l’EPR est aussi injustifiable et immorale que par n’importe quel autre réacteur nucléaire.

- rejets radioactifs dans l’air et dans l’eau Comme les réacteurs actuels, l’EPR n’est pas un réacteur hermétique : s’il était construit, il occasionnerait en permanence d’importants rejets radioactifs dans l’air et dans l’eau, mettant en danger les riverains et contaminant l’environnement.

- irradiation des salariés Comme pour les réacteurs actuels, la maintenance de l’EPR, s’il était construit, ne pourrait se faire qu’avec une importante dose d’irradiation des salariés.

Nous avons vu que l’EPR présentait de graves tares et défauts techniques. Mais, même si ce n’était pas le cas, il ne faudrait pas construire ce réacteur :

Les exportations françaises d’électricité représentent environ dix réacteurs nucléaires. La construction de l’EPR est donc totalement inutile : il suffit de réduire les exportations d’électricité.

Le 7 avril 2004, le Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER) a publié un communiqué explicite : "Le 1er ministre a choisi, avec l’EPR, d’augmenter la surproduction massive d’électricité qui, déjà actuellement, condamne tout développement significatif des énergies renouvelables… Il rend ainsi impossible pour au moins 20 ans toute création d’un véritable bouquet énergétique par le développement des énergies renouvelables"

Le "débat public" sur le réacteur EPR a eu lieu de novembre 2005 à février 2006. Mais les parlementaires avaient décidé de la construction de l’EPR… avant, en juillet 2005. Le "débat" n’a donc été qu’une parodie de démocratie et, logiquement, il a été boycotté par les associations de protection de l’environnement.

Dans un grand sondage européen, l’Eurobaromètre de février 2007 réalisé dans les 27 Etats de l’Union européenne et auprès de 26 000 personnes, 59% des français se prononcent en faveur d’une diminution du nucléaire. Le même sondage, un an plus tôt, montrait déjà que seuls 8% des Français souhaitent le développement du nucléaire pour lutter contre la crise énergétique.

S’il est (hélas) construit, l’EPR sera en France le premier réacteur nucléaire "post 11 septembre 2001". Chacun comprend qu’il est injustifiable de continuer à construire des réacteurs qui ne résisteraient pas à un crash suicide.

C’est pourquoi Mme Lauvergeon, PDG d’Areva (le constructeur de l’EPR), a déclaré à de nombreuses reprises que "L’EPR est le seul réacteur capable de résister à la chute d’un avion" (par exemple, voir Le Monde du 14 mai 2005).

Or, le Réseau "Sortir du nucléaire" a contesté les affirmations de Mme Lauvergeon, après être entré en possession d’un document "Confidentiel défense", issu d’EDF, qui reconnaît la vulnérabilité de l’EPR en cas de crash suicide opéré avec un avion de ligne.

D’ailleurs, le 16 mai 2006, la DST (Direction de la surveillance du territoire) a fait irruption chez Stéphane Lhomme, porte-parole du Réseau "Sortir du nucléaire", l’a mis en garde à vue et a perquisitionné son appartement, à la recherche du fameux document.

En réaction, dès le lendemain, le Réseau "Sortir du nucléaire" et de nombreuses autres organisations ont publié sur leurs sites web ce document (qui avait auparavant été numérisé). Cette affaire démontre bien que l’EPR n’est pas seulement un danger pour l’environnement et pour la santé des citoyens, mais aussi pour la démocratie.

Les promoteurs de l’EPR essaient d’accréditer l’idée que l’industrie nucléaire se développe partout sur la planète. Dans un tel contexte, la construction de l’EPR serait banale et légitime. Or, le supposé "grand retour du nucléaire" (titre de nombreux articles et reportages) est totalement fictif :

La part du nucléaire dans la consommation mondiale d’énergie, qui est déjà marginale (2,5%), est de plus en déclin.

Ainsi, le 1er janvier 2007, sept réacteurs ont cessé définitivement de fonctionner : 4 en Angleterre, 2 en Bulgarie et 1 en Slovaquie. Et ce n’est qu’un début : la majorité des 435 réacteurs encore en fonctionnement sur Terre vont fermer dans les 20 ans. Les nouveaux réacteurs annoncés, s’ils sont réellement construits, ne feront que (légèrement) freiner cette dégringolade.

D’ailleurs Claude Mandil, Directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a déclaré le 10 novembre 2006 : "la tâche principale de l’industrie nucléaire dans les années à venir sera d’essayer de remplacer les centrales existantes qui auront atteint leur fin de vie. Cela signifie qu’on aura besoin de nombreuses centrales sans pour autant augmenter la part du nucléaire."

Logiquement, le rapport "Facteur 4", remis au gouvernement français en octobre dernier, explique que "l’énergie nucléaire représente 2 % de l’énergie finale dans le monde" et pointe "l’apport finalement marginal du nucléaire" dans la lutte contre l’effet de serre.

Le nucléaire a donc une importance inversement proportionnelle au danger qu’il impose, il est totalement incapable d’influer sur le climat ou sur la crise de l’énergie. Il n’y a aucun "grand retour" du nucléaire. La construction de l’EPR n’est donc aucunement justifiée par le contexte mondial.

 

- Télécharger ce dossier de presse (832 ko) :

RTF - 831.3 ko


Dossier de presse